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Focus sur la Colombie

FR_Mensuel-COLOMBIE

La Colombie est nichée dans le coin nord-ouest de l’Amérique du sud. Traversée du nord au sud par les Andes, elle bénéficie d’un accès direct à la fois à l’océan Atlantique et à l’océan Pacifique. Les conditions d’environnement et les différents climats que connaît le pays sont particulièrement variés, la Colombie possédant à la fois des glaciers et des zones désertiques, avec toute la biodiversité correspondante.

La Colombie cultive exclusivement du café arabica. Les graines colombiennes sont réputées dans le monde entier pour leur lissé et leur douceur. Elles se distinguent aussi par leurs acidités très subtiles et l’harmonie de leur forme. Les plants de café sont situés à une altitude de 1200 à 2000 mètres au-dessus du niveau de la mer, où les cerises sont cueillies à la main par les planteurs ou cafeteros. Ces exploitants procèdent à deux grandes récoltes par an : la récolte principale (d’octobre à janvier), et une autre,

moins importante, appelée la mitaca ou « récolte rapide » (d’avril à juillet).

Fondées il y a plus de quatre-vingt ans, les institutions caféicoles colombiennes sont profondément ancrées dans la culture du café du pays. Ces institutions sont la propriété directe des planteurs, qu’elles regroupent au sein de la FNC (la fédération des planteurs colombiens, organisme privé mandaté pour gérer les fonds publics). Contrairement aux institutions caféicoles qui existaient auparavant dans d’autres pays producteurs, la FNC reste très active et joue un double rôle : celui de régulateur-contrôleur et celui de commerçant.

Au-delà de leurs occupations courantes, les exploitants colombiens ont toujours beaucoup contribué aux efforts de recherche et développement menés dans leur domaine, qui ont notamment abouti à la conception d’équipements éco-efficaces pour les procédés d’usinage par voie humide, au développement de variétés de caféiers résistant à la rouille des feuilles, ou encore à la création d’équipements et de techniques permettant d’optimiser la gestio

n de l’eau après les récoltes.

LA COLOMBIE EN QUELQUES CHIFFRES :

Population :
46,3 millions d’habitants

PIB par habitant :
6 225 USD

Part des exportations dans le PIB :
16 %

Part du café dans les exportations :
6 %

Part du café dans l’emploi agricole :
19 %

Production de café en 2010-2011 :
7,8 millions de sacs

Surface caféicole globale en 2010-2011 :
885 000 ha

(données 2010 : Banque Mondiale, Volcafe)

PRODUCTION

En Colombie, la culture du café occupe près de 900 000 hectares. Cette surface s’étend sur les trois grandes chaînes de montagnes qui traversent le pays du nord au sud, mais aussi sur des zones montagneuses isolées, telles que la Sierra Nevada de Santa Marta et la Serranía del Perijá, au nord du pays. C’est cette diversité des topographies, des latitudes, des sols, des variétés et des types de cultures qui explique pour partie la multiplicité des qualités de café que propose la Colombie. De la même manière, la diversité des conditions d’environnement dont bénéficie le pays lui permet de proposer toute l’année du café fraichement récolté.

Les planteurs colombiens sont de petits producteurs. La moyenne nationale est en effet de 1,8 hectare par exploitation et seulement 5 % des producteurs possèdent plus de 5 hectares de plants de café. Il existe dans le pays pas moins de 500 000 producteurs de café. Les principales zones caféicoles étaient traditionnellement situées au cœur du pays (Antioquia, Santander et l’Eje Cafetero (« l’axe du café »)). Mais sous l’effet de divers facteurs, la culture du café a également opéré un glissement vers les zones du sud (Huila, Tolima, Cauca et Nariño).

Depuis 2007/2008, la production de café colombien est en baisse. Certaines conditions météorologiques extrêmes (sécheresses ou précipitations prolongées) qui ont frappé l’ensemble du pays, de même que les pratiques agronomiques sous-performantes de certaines communautés de petits exploitants (manque de fertilisation ou interruption du cycle d’élagage), dues à des facteurs économiques, ont eu en effet des répercussions des plus défavorables. Il est un fait que le secteur colombien du café traverse ainsi depuis trois ans une période difficile. Malheureusement, chacun peut même constater que la Colombie connaît actuellement sa plus faible récolte depuis cinquante ans, pour une offre atteignant péniblement les 7 millions de sacs de 60 kg sur le cycle 2011-2012.
Toutefois, à l’heure où nous écrivons, un processus ambitieux de rénovation des plants de caféiers est en marche, et nous nourrissons de très grands espoirs quant à la capacité de cette initiative à redresser très fortement, à terme, la production du pays.

LES DIFFERENTS TYPES DE CAFE COLOMBIEN

Depuis de nombreuses années, le café colombien a la réputation de n’être que celui « d’un seul type ». Mais ce postulat est aujourd’hui mis à mal, car les amateurs de café sont désormais plus nombreux à faire la distinction entre les types et sous-types de café que propose la Colombie. Et c’est bien là où la chose devient intéressante : la diversité des perceptions face aux profils proposés…
On peut distinguer trois principaux profils de café colombien :

Les cafés du sud

Des cafés aux parfums floraux et persistants, très sophistiqués et aux dimensions multiples, qui offrent une acidité à la fois vive et juteuse, une saveur très corsée, laissant un arrière-goût très net, à la fois raffiné, doux et délicat.

Les cafés du nord

Des cafés souples et subtils, avec une saveur et un arôme de noix intenses et exotiques. Modérément à fortement corsés, ils présentent une acidité discrète et restent longuement en bouche en conservant tout leur goût.

Les cafés de l’axe

Des cafés aux arômes de fleurs qui marient harmonieusement un corps crémeux et une belle acidité. Bien équilibrés, ils mêlent une saveur fruitée à des notes légèrement végétales et presque épicées.

VOLCAFE EN COLOMBIE

Arrivés aux Amériques, en 1950, d’abord au Costa Rica, au Brésil et au Guatemala, les frères Volkart décidèrent en 1983 de s’établir aussi en Colombie. Volcafe s’est implanté dans le pays en s’associant avec des partenaires locaux, dont l’exportateur Carcafe Ltda. Quelques années plus tard, en 1989, la société Empresas de Nariño, spécialisée dans le café, rejoignait le groupe. Empresas de Nariño a non seulement été toujours actif sur le marché interne du Nariño, mais a aussi largement contribué à faire accéder l’origine « Nariño » au rang des origines les plus raffinées de la planète café, à travers un partenariat avec l’un des plus grands torréfacteurs au monde.

Carcafe Ltd exporte des cafés colombiens depuis plus de 28 ans. La société est l’un des acteurs majeurs du marché local, où elle assure la promotion et le développement de son réseau d’approvisionnement et de traitement dans l’ensemble des principales régions caféicoles du pays. La société travaille directement avec les planteurs, les associations du secteur et les intermédiaires (régionaux) spécialisés, en s’appuyant sur son équipe technique composée de onze spécialistes du développement durable, des bonnes pratiques et du conseil aux producteurs locaux. A travers la fondation Carcafé, Carcafé Ltda participe aussi très activement aux programmes sociaux dont bénéficient les communautés auprès desquelles elle travaille.